nous ALGERIE, Terre d'Afrique: Alger
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18 janvier 2014

Un projet ambitieux d'aménagement pour Alger


La Baie d'Alger est l'une des plus belles baies du monde, un site d'exception comme Hong-Kong, Rio de Janeiro ou encore Istanbul. Aujourd'hui coupée de la mer par le port, les industries, le train et les routes, la ville tourne le dos à son littoral et ne dispose plus de lieux d’urbanité au bord de l’eau : espaces commerciaux et de loisirs, promenades et grandes plages bien aménagées…

Le projet d’aménagement de la Baie d’Alger s’inscrit dans le Plan Stratégique de la Wilaya d’Alger à l’horizon 2030, porteur d’ambitions clefs pour la capitale : équilibre entre cohésion et attractivité, développement et durabilité, tradition et modernité…

Il en constitue l’armature principale, la façade maritime et la vitrine avec comme objectif de redonner à Alger le rayonnement qu’elle mérite.


25 juillet 2013

Jacques Ferrandez, l'Algérie en Bande Dessinée

Entre histoire, journalisme et arts graphiques, cela fait vingt-cinq ans que Jacques Ferrandez arpente l’Algérie et, plus largement la Méditerranée, à travers sa magnifique série Carnets d’Orient, dont les éditions Casterman viennent de sortir l’intégrale. Pour répondre à des questions personnelles (l’auteur est né à Alger en 1955), mais aussi à des interrogations plus générales sur le quotidien de la colonisation et ses conséquences, l’Institut Français, en collaboration étroite avec le Festival International de la Bande Dessinée d’Alger, organise une conférence et une exposition retraçant la belle aventure des Carnets d’Orient pour honorer son travail.
Jacques Ferrandez est auteur de BD et illustrateur. Outre la série Carnets d’Orient, différentes adaptations romanesques comme le récent et remarqué Alger La Noire avec Maurice Attia (Casterman). Il a signé les illustrations du dernier roman de Fellag, le Meccano du Vendredi.

14 décembre 2012

Le palais du Dey d'Alger

Ce palais, résidence des derniers deys d'Alger, fait partie des plus prestigieux ensembles architecturaux de la Médina à la période ottomane. C’est le bâtiment résidentiel le plus important de la citadelle, qui comprend en outre deux mosquées, un second palais et une poudrière de salpêtre.

Situé à l'angle nord-est  de la forteresse, il subit de nombreuses transformations au cours des siècles. Édifié dans la seconde moitié du XVIe siècle, il conserva pendant les XVIIe et XVIIIesiècles une fonction essentiellement militaire, bien qu’il abritât les assemblées du Dîwân. Une garnison de janissaires en assurait la défense. Au début du XIXe siècle, le dey ‘Alî Khôja, craignant les émeutes populaires, y fit édifier son palais, début d’une série de transformations.
Deux entrées principales y donnent accès. L’une conduit par une porte voûtée à la cour, l’autre du coté de la rue mène à une entrée en chicane qui permet de préserver l’intimité de la maison ; cette formule, déjà présente dans l’Antiquité, se rencontre aussi bien dans l’architecture civile que militaire. L’entrée en chicane donnait accès à  une salle centrale ornée d’une fontaine en marbre et d'une coupole semi-circulaire aux murs ornés de céramique et de peintures.

24 novembre 2012

Le canon " Baba Merzoug "


Ce canon légendaire qui aurait été fondu à Alger en 1542 par un fondeur vénitien ? C’est un canon unique dans son genre au XVIe siècle, sorti des ateliers de fabrication à Alger.  Ce canon ou cette pièce d’artillerie est considérée à ce jour comme étant l’arme lourde la plus puissante au monde. Il résume trois siècles de la présence Ottomane en Algérie.

Un comité d'historiens, de militaires, de politiques algériens demande le retour de ce trésor de "leur patrimoine"... Le "Baba Merzoug", un canon de bronze de douze tonnes, de sept mètres de long et d’une portée de près de 5 kilomètres, a défendu Alger pendant plus de deux cent ans, avant d’être pris par les Français en 1830.

16 juillet 2012

Mémorial du martyr (Alger)


Le Mémorial du martyr ou Sanctuaire du martyr est un monument aux morts surplombant la ville d'Alger, érigé en 1982 à l'occasion du 20e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie (5 juillet 1962), en mémoire des morts de la guerre.


Le Mémorial du martyr est situé sur les hauteurs d'Alger, dans la commune d'El Madania, à l'ouest du Bois des arcades, à l'est de la cité Diar el Mahçoul et au nord de l'esplanade du centre commercial Riadh El Feth. Il surplombe le quartier du Hamma (commune de Belouizdad) et le jardin d'essai au nord. Le monument a été élevé sur l'emplacement d'un ancien fort militaire.

12 juillet 2012

Alger, principal nid de pirates barbaresques


Comment, en 1543, François 1er qui vient de s’ allier aux Turcs, seul roi de la Chrétienneté a s’ être sali de cette traitrise alors que toute l’ Europe est en guerre contre les Turcs. La « course Barbaresque a Alger » décrite içi par Mary Reed donne une bonne image de la perfidie des Turcs d’Alger envers le roi de France. Leur hébergement a Toulon rappelle facheusement leurs comportements dans toute l’ Europe. Jugez-en.

Alger est ici l’exemple et le symbole de la côte barbaresque dans son ensemble. C’est la Reconquista et l’expulsion des Morisques d’Espagne qui donne une nouvelle dimension à la violence maritime et côtière.



(Alger1680)

07 juillet 2012

Tradition : Le Haik


Dans une ruelle d’Algérie, on croise souvent des silhouettes blanches se faufilant, de manière gracieuse, au milieu de la foule, nous rappelant ainsi notre identité et notre histoire, c’est le haïk…
Cette étoffe, symbole de pudeur et de noblesse, tenait et tient toujours une grande place dans notre société. Ce vêtement se porte de différentes façons selon les régions et se caractérise par une grande sobriété, à la différence des vêtements portés pour les fêtes à l’intérieur d’une grande richesse (karakou, blouza, fergani ou encore la chedda).
Appelé Haïk, Hayek, ce voile blanc avait un aspect pratique non négligeable. A l’époque, il préservait la blancheur de la peau de la femme qui pouvait également cacher ses bijoux et éloigner ainsi le mauvais oeil. Il permettait aussi à la bourgeoise de se démarquer car, en le portant, elle affichait son rang social élevé.

01 juin 2012

Sceau du Dey Hussein qui symbolisait le pouvoir du Dey d'Alger


Sceau du Dey Hussein orné de versets du Coran. Ce précieux pendentif qui symbolisait le pouvoir du Dey d'Alger, avait été pris le 5 juillet 1830 par le Maréchal de Bourmont, qui commandait les forces françaises, au lendemain de la chute d'Alger en 1830. Le sceau a été remis le 2 mars 2003 par M.Jacques Chirac.

31 mai 2012

Histoire d'Alger

La ville d'Alger fût fondée par le prince amazigh Bologhine Ibn Ziri entre 973-984. Elle fût construite sur l'ancienne Icosium, le territoire de la confédération des At Mezghena. Bologhine ibn Ziri est également le fondateur de la dynastie Amazigh Ziride régnant sur l'Afrique du Nord de 972 à 1152. A cette époque, tout le monde parlait tamazight à Alger. Certains endroits parlent encore cette langue vernaculaire tels que les toponymes Telemly (vient de Tala melal, fontaine blanche), Tamentefoust (vient de Tamenyefust, le rive droite), Bologguin (nom du prince ziride, fondateur d'Alger), etc...Kateb Yacin disait que « l'Algérie »devait s'appeler Mezghena.


On sait maintenant que ce sont les Ketama qui furent à l'origine de la création du 3ième Khalifat musulman : le Khalifat Fatimide. En effet, les Imazighen d'Afrique du Nord se sont alliés vers l'an 900 aux shiites Perses pour mettre fin à la tyrannie des Khalifes abbasside de Baghdad et Omeiyade de Damas. Ibn Khaldoun écrit "...Quand les Fatimides furent parvenus à établir leur domination en Ifrikia, Ziri (fils de Menad, gouverneur de Tamazgha sous l'autorité Abbasside) passa de leur cöté à cause des liens de clientèle qui attachaient sa famille à celle d'Ali Ibn Abi Taleb, et, dès lors, il se montra un de leurs partisans les plus dévoués...". Ziri devint chef des Sanhadja et bâtit la ville d'Achir sur le flanc de la montagne du Titeri. Il reçut le commandement de la ville d'Achir et de la province de Tahert. Ibn Khaldoun écrit :"...Quelques temps après, Ziri autorisa son fils Bologguin à fonder trois villes, l'une sur le bord de la mer et appelée Djazaïr-Beni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna), et l'autre sur la rive orientale du Chélif et appelée Miliana ; la troisième porta le nom de Lemdia (Médéa).

14 mai 2012

Alger et Charles Quint ‎( Au 16ème siècle )

En 1541, Charles-Quint se présente devant Alger avec une flotte impressionnante, décidé à prendre pied dans cette terre d'Afrique pour y chasser les Turcs. Il mouille dans le port d'Alger qui n'est pas habilité à recevoir de tels bateaux. 

C'est l'angoisse et la peur panique parmi les juifs d'Alger. Ils craignent pour leur sécurité et leur survie. Les synagogues ne désemplissent pas. On n'oublie pas que cinquante années plus tôt les juifs furent chassés sans aucun ménagement d'Espagne par Isabelle la Catholique. La situation semble désespérée.

C'est alors que se produit un "miracle". Une tempête d'une violence inouïe survient, détruisant plus de 150 navires espagnols. Les rescapés de cette armée, se réfugient à Bougie, avec le reste de la flotte, subissant le froid et la faim, avant de rejoindre l'Espagne 

Depuis cette époque, on commémore tous les ans, le 4 HECHVAN, ce sauvetage miraculeux, qui fut appelé le « Pourim d'Alger ».*

*Par analogie au "Pourim d'Esther"

Ce que ne savait pas Charles Quint c'est que la baie d'Alger était parsemée de petits rochers à fleur d'eau, invisibles à l'oeil nu, qui se trouvaient à l'entrée du chenal. Ce fut le piège "divin".

Ce qui était un avantage pour les corsaires d'Alger de l'époque qui pratiquait la Course fut, au contraire, un obstacle de taille pour une flotte de l'importance de celle des espagnols.

Fort de cette mauvaise expérience qui se renouvela au XVIII ème siècle, la France préféra débarquer à Sidi Ferruch, en 1830, au lieu d'Alger, de même que les Américains lors de la libération.



08 mai 2012

Mohamed Racim (Miniaturiste) natif de la Casbah d' Alger


Mohamed Racim (Miniaturiste) natif de la Casbah d' Alger est né en 1896, dans une famille d'artistes qui lui a légué une tradition d'art et le nom "Er Racim" qui, en arabe, signifie peintre, Mohamed Racim est l'un des artistes algériens majeurs du XXe siècle. 

Influencé par la miniature persane et les décors de livres de l'Espagne musulmane, il va créer de toutes pièces la néo-miniature algérienne et connaitre une carrière brillante, illustrant notamment Nasr Eddine Etienne Dinet et composant des scènes tirées de l'histoire de l'Algérie, des fêtes traditionnelles, de la vie quotidienne, tout cela dans le cadre familier de la Casbah et tracera la voie à tous les jeunes qui aujourd'hui forment une nouvelle et dynamique Ecole de Miniaturistes.

Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie(en1962), Mohamed Racim continue à œuvrer pour l’épanouissement de la miniature, à encourager ses disciples et à dispenser de précieux conseils. Il est, dès lors, conseiller du ministre de la culture dans ce domaine.

27 avril 2012

Le musée national des antiquités d'Alger


Le musée national des antiquités est le plus ancien musée d’Algérie. Son contenu historique et archéologique témoigne que la terre d’Algérie est sans doute l’une des plus riches du bassin de la méditerranée. Il représente toutes les périodes et tous les détails de l’existence du pays depuis ses origines les plus reculées jusqu’à nos jours.   

L’idée de la construction d’un musée pour les collections antiques revenait à Mr Berbrugger premier conservateur,en 1838, dont il leur réserva une pièce spéciale dans la caserne des janissaires, rue Bab-Azoun et l’annexer à la  bibliothèque qui ouvrit ses portes en1835. En 1845 il obtint une dizaine de chambres au Palais de la Djenina.Les objets furent transférés et exposés ensuite  en 1848 dans des pièces voûtées, du bas d’une maison mauresque qui fut démolie en 1862, lors des travaux de fortifications.En 1863, le Musée  est installé dans le Palais de Mustapha Pacha, rue de l’Etat Major (le musée occupe le rez-de-chaussée et l’une des salles du second étage, le premier étage est réservé à la Bibliothèque).En 1896, des épaves d’une exposition permanente d’objets d’art musulmans furent jointes aux collections d’art antique et émigrèrent sur les hauteurs de Mustapha, dans un bâtiment construit à cet effet dans un jardin botanique nommé le parc de la liberté inauguré le 19 avril 1897. Des salles nouvelles furent adjointes au noyau primitif, et grâce au savant Stéphane Gsell elles ne tardèrent pas à se meubler. Le musée s’enrichit notamment par l’acquisition de la collection Ben Aben à la suite d’une exposition organisée à Alger en 1905.
Les collections d’art islamique ont été transférées et réexposées dans un nouveau  bâtiment  inauguré à l’occasion de la journée mondiale des des musées le18 mai 2003. 

Salles d’exposition 

Section antique : Le visiteur en parcourant ce musée peut suivre dans l’espace et dans le temps les grands courants des civilisations qui se sont succédées en Algérie (l’époque libyco et numide, punique, romaine, vandale et byzantine).

Le vestibule : Au quatre coins du vestibule sont exposés quatre moulages de statues : deux divinités, Bacchus et Cérès, un magistrat municipal romain et l’impératrice Faustine la première.Au dessus de la porte menant à la cour, un tableau de mosaïque représente un thème chrétien : le bon pasteur. 

Bracelet Jaseran ou Jaseron. Des origines algéroises patentées.


Au moyen-age les soldats portaient une cotte de maille nommée jaseran, ou jaseron, qui trahit son origine. On fabriquait en effet à Alger des cottes de maille annulaires de qualité.

D'ailleurs le mot latin de Jasarium, attesté dès le XIe, vient de l'arabe " Jaza'iri ", littéralement " originaire d'Alger ".

Dès le XVIe, on nomme jaseron (en joaillerie) une chaîne d'or à maille fine d'anneaux inspirée de la cotte de maille dont on fait des colliers et des bracelets. Aussi une femme élégante d'Alger, de Paris, de Rome ou d'ailleurs peut-elle aujourd'hui arborer des bracelet, chaines ou colliers dits jaserons.

14 avril 2012

Alger à une certaine époque


Les Aqueducs

Alger n'était alimenté que par des puits mais la situation changea dés l'expulsion d'Espagne des maures dits Andalous.
Ceux-ci dotèrent la ville d'Aqueducs.

* Le premier Aqueduc du Hamma, (5km) fut construit par Sta. Mouça qui construisit aussi l'actuel cercle militaire. Cet Aqueduc pénétrait à Alger du côté de la porte de Bab Azzoun.

* Le 2 ème Aqueduc du Télémly (Thala-Ou-Mellil) (2km) commençait près de l’actuel Palais du Peuple et arrivait par Bab Djedid.

* Le 3ème Aqueduc di Birtraria (puits de la fraicheur du mot Turc traria : fraicheur) pénétrait Alger du côté de Bab El Oued.

* Le 4ème Aqueduc de Ain Zeboudja, Commençait à Ben Aknoun, passait aux Tagarins pour aboutir à la Casbah.

Les canaux de ces Aqueducs étaient en poterie, furent écrasés ou détruits par les occupants.
Les Aqueducs et les fontaines étaient sous contrôle du « Caîd El-Aîoun » lui-même sous contrôle de Cheikh El Bled.
Dès leur construction, ces ouvrages étaient sévèrement gardés et tout individu convaincu d’avoir détérioré une simple conduite d’eau (il y en avait 200) avait la main coupée.
L’abondance de l’eau permettait non seulement de pourvoir aux besoins de la population d’Alger, mais permit aussi de parer sa banlieue de jardins luxuriants.


07 avril 2012

Info culture ... Amel Douadi ... Artiste peindre ...

Exposition collective à la Galerie du centre commerciale de Bab a Zouar,du 05 Avril au 15 2012.


22 octobre 2011

Musée national du Bardo


Créé en 1930, Le Musée de Préhistoire et d'Ethnographie d'Alger, communément dénommé « Musée national du Bardo », a mis plus d'un quart de siècle avant de devenir ce qu'il est aujourd'hui : célèbre dans le monde spécialisé par ses collections sur la préhistoire et la protohistoire, sur l'ethnographie rurale, urbaine et plus particulièrement saharienne.
Imaginons un seul instant que l'intérêt des collections qui sont présentées dans ce musée était moindre, ce qui est loin d'être le cas. Eh bien, la visite de ce musée qui tire son nom de l'espagnol Prado, signifiant
 « jardin, prés » 'imposerait quand même, 
ne serait-ce qu'en raison du cadre choisi.

D'abord, par son implantation dans le site (l'ancien Fahs de l'Alger précolonial, dans une verdure luxuriante, face au magnifique panorama de la Baie d'Alger) qui offre le spectacle d'une rare harmonie entre la nature et la culture. Ensuite, par la valeur architecturale du bâtiment, de style « hispano-mauresque » (une villa appelée « djenane », bâtie autour de patios intérieurs, avec pièce d'eau, s'accompagnant de jardins privés), une de ces résidences d'été fréquentées jadis par deriches habitants des palais de la Casbah et que les Fromentin et Delacroix se sont fait un plaisir d’évoquer dans leurs tableaux.

Quand au contenu du musée, il étale la variété et la richesse d'objets témoins de la profondeur de notre champ historique et de la diversité de nos sources culturelles (vestiges de Ain H'nache, ceux de Tighenif ainsi que les gravures et les peintures rupestres du Tassili, etc.) qui donnent la mesure de la c o n t r i b ution de l'Algérie à la généalogie de l'humanité. Il faut dire, en l'occurrence, que les peintures rupestres, qui renvoient pratiquement aux premiers pas de l'écriture humaine, témoins sèculaires d'une civilisation ancienne, sont une véritable bibliothèque sur pierre. 
Ou, si l'on préfère, les premières archives de l'humanité. Pour tout dire, le Musée national du Bardo recèle de véritables trésors d'archéologie et d'ethnographie qui renseignent non seulement sur l'histoire multimillénaire de notre pays, mais aussi sur celle de l'humanité toute entière. Tous les âges de la terre y sont représentés, ce qui le classe parmi les musées les plus importants au monde.

18 octobre 2011

Palais des Raïs, Bastion 23, Alger

Le Palais des Raïs (Bastion 23) compte parmi les plus importants monuments historiques de la ville d’Alger et représente l’un des derniers témoins qui attestent physiquement du prolongement de la Médina d’El Djazaïr (Casbah) jusqu’à la mer à l’époque ottomane (16e/19e siècle). Le Palais des Raïs (Bastion 23), partie intégrante de la Médina d’El Djazaïr (Casbah), est détaché, voire même, isolé de son environnement traditionnel suite aux différents bouleversements et restructurations qu’a subis la Casbah à l’époque française. Ce n’est qu’en 1909 que le Bastion 23 est classé Monument Historique sous l'appellation "Groupe de maisons mauresques" pour l’intérêt architectural qu’il représentait d’une part, et comme dernier quartier (houma) de la basse Casbah d’autre part. Un classement qui sera reconduit par les pouvoirs publics le 20 décembre 1967 par l’ordonnance n° 67-281. En 1991, c’est au tour de la médina d’El Djazaïr (Casbah) d’être érigée comme patrimoine national et puis, classée patrimoine universel par l’UNESCO en décembre 1992. 

Ce double classement dénote de la reconnaissance et de l’importance octroyée par les instances nationales et internationales à ce joyau architectural et urbain délimité par un périmètre de protection et de sauvegarde qui intègre en son sein le Palais des Raïs (Bastion 23). Le Palais des Raïs (Bastion 23), de par sa situation urbaine des plus favorables -unique dans un carrefour de plusieurs directions- et sa stature imposante à proximité des conditions de transport et parking, qui lui confèrent une position de choix dans ses liaisons avec la ville, est devenu un passage incontournable pour beaucoup de monde ; l’afflux de visiteurs, de délégations, de groupes d’élèves et d’étudiants, est permanent. 

Le Palais des Raïs (Bastion 23) présente des lors, un cadre riche et varié, où se côtoient l’urbain et l’architectural, l’ombre et la lumière, les espaces publics et privés…. Il est constitué de trois palais (palais 17, 18, 23), de six douerates ″maisons des pêcheurs″ (maison 5, 7, 9, 11, 13, 15). Cette dernière (maison 15) par son Mihrab, faisait fonction de salle de prière (Moussalah). Les bâtiments A et B abritent actuellement la bibliothèque et les salles d’archives quant aux bâtisses 8,10,12 abritent à leur tour, l’administration du Centre des Arts et de la Culture du Palais des Raïs. L’ensemble composant une architecture savamment conçue, s’organise autour de sabbats, rues, palais, douerates, terrasses, parcours…, et qui occupe une surface utile de 3469 m2 et une surface d’exploitation de plancher totale de 7824 m2. Après cinq années de travaux de restauration, le Palais des Raïs reste la première expérience de récupération d'un ensemble historique restitué au public, menée à son terme en Algérie depuis l’indépendance. Le choix d’installer le Centre des Arts et de la Culture du Palais des Raïs au sein même du Bastion 23, n’est pas fortuit. 

Il démontre l’intérêt accordé par les pouvoirs publics au patrimoine culturel et de la volonté de mettre en avant, l’importance des valeurs architecturales, historiques et culturelles de l’ensemble monumental du Bastion 23. A ce titre, le Palais des Raïs qui revêt un caractère exceptionnel, est appelé à s’ériger en modèle de gestion pour tous les monuments algériens souffrant de la problématique de leur usage futur. Une vision qui s’inscrit en droite ligne dans la politique initiée par le Ministère de Culture et qui allie besoin d’exploitation et développement économique avec exigences de conservation du patrimoine. Le Palais des Raïs offre aujourd’hui, aux visiteurs, la possibilité de se promener dans un environnement historique et culturel. Des haltes alternent et rythment les activités muséales dans les palais et les activités scientifiques dans la salle de conférence, la bibliothèque et les salles d’archives. Un parcours ludique est organisé autour de lieux de rencontres tels que les maisons des pêcheurs appelées à abriter des activités économiques (boutiques d’art et d’artisanat, agences de voyages, librairie…), le souk où se rencontreront des antiquaires, collectionneurs et bouquinistes de livres anciens…Des activités de loisirs, spectacles pour enfants, concerts, soirées poétiques… sont par ailleurs, organisées au niveau de la terrasse (batterie) donnant sur la baie d’Alger. 

Le Palais des Raïs, Créé par décret exécutif n° 93-282 du 9 Joumada Ethania 1414 correspondant au 23 novembre 1993, sous la dénomination de "Centre des Arts et de la Culture du Palais des Raïs", est un établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est placé sous la tutelle du Ministère de la Culture. Inauguré le 1er novembre 1994 en tant qu’ensemble culturel polyvalent le Centre des Arts et de la Culture du Palais des Raïs a pour missions d’assurer la gestion, l’organisation, le fonctionnement et l’animation.

23 août 2011

Le Musée National des Beaux-Arts d'Alger


    Le Musée national des beaux-artsL d'Alger est, avec ses 8 000 œuvres, ses quelques 800 sculptures et ses 1 500 estampes conservées, le plus grand musée d'art du Maghreb et d'Afrique.
La colline boisée du quartier du Hamma au cœur d’une végétation généreuse face à la majestueuse baie d’Alger et à la perspective verdoyante du Jardin d’Essai

le musée national des beaux-arts est environné de plusieurs sites du patrimoine monumental d’Alger tels la Villa Abd-El- tif, demeure ottomane du XVIIème,  la grotte Cervantès ou encore la fontaine du Hamma, largement immortalisée par les peintres-voyageurs et les écrivains ; le sanctuaire des martyrs (MAQAM ECHAHID) couronne de sa haute stature cet ensemble culturel de l’est de la capitale qui s’étend jusqu’à la Bibliothèque National 

Sa collection, qui peut être aujourd’hui encore considérée comme la plus importante pour l’art ,en Algérie et sur le continent africain, voire dans le monde arabe, renferme en plus des œuvres peintes, des dessins, gravures et estampes anciennes,  un bel ensemble de sculptures, de mobilier ancien et d’art décoratif, céramique, verrerie, ainsi qu’ une collection de numismatique. 

La constitution de cet ensemble est le résultat d’achats conséquents qui furent réalisés dans la première moitié du XXème s auprès des plus grandes galeries d’art internationales, d’achats aux artistes et aux  collectionneurs.
Le Musée National des Beaux-Arts qui occupe une superficie construite de plus de 4000m2, à laquelle s’ajoute autant de jardins, se déploie sur trois niveaux d’exposition

1.   Le rez-de-chaussée, entrée principale du musée, actuellement en restauration, et qui devrait abriter les expositions temporaires et thématiques.
2.  Le premier niveau ou Galerie des Bronzes, belle perspective rythmée par la statue de Bourdelle,  l’« Héraklès archer ».
3.  Le second étage, qui renferme la collection permanente historique, la bibliothèque et le Cabinet des Estampes, s’organise autour de jardins suspendus en Pergola.
4.   Un étage intermédiaire renferme enfin, des espaces de convivialité et de loisirs :une terrasse panoramique, une salle de lecture, un espace cafeteria, et des ateliers pédagogiques 
          5. La collection dite « historique » concerne le fonds le plus ancien du musée ; débutant à la fin du 14ème  l’exposition chronologique permet de parcourir six siècles d’histoire de l’art, illustrant ainsi la plupart des grands mouvements artistiques qui ont vu le jour en Europe, des primitifs au XVIIème flamand, français et italien, le XVIIIème s. étant quant à lui, bien illustré par la nature morte française et hollandaise , le clair-obscur d’inspiration caravagesque, le portrait de cour et le paysage rustique ; la période la mieux représentée dans ce parcours, demeure sans conteste le XIXème , ce siècle riche en mouvements artistiques qui devaient décider de la mutation moderne de l’art ; depuis 2007, deux nouvelles salles abritent l’art orientaliste depuis le XVIIIème jusqu’aux créations inspirées par l’Algérie à partir de la seconde moitié du XIXème s . Ces salles portent le nom de deux grands maîtres de l’art algérien contemporain, Mohamed Temam et Mohamed Louaïl. 

Hormis l’espace qui abrite au second étage, les œuvres des premières générations de peintres algériens, Yellès Bachir, Hemche Abdelhalim, Bouzid Mohamed, Mesli choukri, Issiakhem M’Hamed, le Musée National des Beaux-Arts a par ailleurs consacré une grande partie de son premier étage à l’art algérien du XXème s, tandis que le Cabinet des Estampes renferme un des joyaux de la collection : les miniatures de l’artiste algérien Mohamed RACIM,  considérées comme trésor national.


Le musée renferme d’autres collections qui lui confèrent une originalité propre : c’est le cas notamment avec le fonds dit de « l’Ecole d’Alger » qui réunit la création artistique des peintres d’origine étrangère natifs d’Algérie et le « fonds art et révolution » offert par un grand nombre d’artistes du monde entier à l’Algérie à l’occasion de son accession à l’indépendance.

La Musée National des Beaux-Arts a d’autre part imaginé un parcours dédié à la sculpture, au sein de ses espaces extérieurs. La Pergola propose ainsi une superbe promenade - découverte des œuvres sculptées tandis qu’en contrebas, sur la terrasse panoramique, d’imposants  moulages historiques retracent l’histoire de la sculpture universelle à l’intention du jeune public. 

source : musee-beauxarts.dz