nous ALGERIE, Terre d'Afrique: Géologie
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16 décembre 2012

La Dahra

(Région de Miliana sur les versants sud)
La Dahra est une région montagneuse d'Algérie située au Nord du pays. Ses habitants sont d'origine berbère, plus particulièrement zénéte, et descendent des Banou Ifren et des Maghraouas. Elle est partiellement berbérophone. Dahra est un mot arabe signifiant « dos », en toponymie ce terme désigne un plateau étendu et de faible relief. En Afrique du Nord, une autre région située à l'Est du Maroc porte le même nom.

(La corniche du Dahra près de Cap Ténès)
Le Dahra est un massif montagneux étendu et varié faisant partie de l’Atlas tellien occidental. Il est couvert de forêts ou de cultures pauvres et abrite de nombreux cirques et ports de pêche. Il s'étend de l'oued Djer à l'est à l'embouchure du Chelif à l'ouest ; de la Méditerranée au nord à l'oued Chelif au sud. 

Il culmine à 1 550 mètres, au mont Zaccar situé au nord de Miliana. Les principaux autres sommets sont les monts Bissa, El Gourine (736 m) et Arbal (1 095 m). Certains massifs calcaires sont truffés des grottes. Le secteur du littoral est appelé « Corniche du Dahra » : Occidental, entre Ténès et Mostaganem ; et Oriental entre Ténès et Cherchell.

10 juillet 2012

Les grottes de Gueldaman

Gueldaman est un site préhistorique algérien, constitué de plusieurs grottes naturelles, situées à proximité de la ville d'Akbou, dans la vallée de la Soummam, dans la wilaya de Béjaïa, en Petite Kabylie.

Le site préhistorique de Gueldaman
L'Adrar Gueldaman est situé sur la rive droite de la Soummam à l’Ouest d’Akbou. Il constitue la terminaison occidentale de la chaîne tellienne des Babors. Il s’étend sur 7 km et présente une crête dentelée plus ou moins sinueuse, qui s’élève d’Ouest (alt. 556 m) en Est (alt. 898 m). Dans le prolongement de son extrémité occidentale, sur la rive gauche de la Soummam, à hauteur du point de confluence entre l’oued Sahel et l’oued Bou-Sellam, s’observe une petite éminence rocheuse sub-conique, le piton d’Akbou (alt. 431 m). Les versants N-W et S-E de l’Adrar Gueldaman sont situés respectivement sur les territoires des communes d’Amalou et de Bouhamza (ancien nom : Ighil Aberkane).
Sur le versant S-E de l’Adrar Gueldaman, à 507 m d’altitude, au-dessus du hameau de Tasfart, s'ouvre la première grotte préhistorique (GLD1) qui a livré une documentation archéologique au début du XXe siècle et au cours des récentes recherches préhistoriques entreprises depuis 2010 par le CNRPAH (Centre national de recherches préhistoriques anthropologiques et historiques, Alger). En 2010 deux autres grottes préhistoriques(GLD2 et GLD3) furent découvertes par les chercheurs du CNRPAH. Dans chacune d’elles, des indices d’une occupation humaine ont été recueillis.

06 juillet 2012

Hammam Essalihine, bain romain

Hammam Essalihine (Aquae Flavianae) ex-Fontaine-Chaude, est un bain romain qui existe depuis 2 000 ans. Il est situé dans la commune d'El Hamma, site touristique et thérapeutique, à 7 km du chef-lieu de la Wilaya de Khenchela à savoir Khenchela elle-même. Son exploitation remonte à l'époque romaine.

Historique
D'après les inscriptions le complexe a été exploité ou probablement reconstruit vers la dynastie des Flaviens dans le temps de Vespasien en 69 après J.-C. Une autre inscription indique que le lieu a subi une réparation par Septime Sévère en 208 après J.-C. Il existe des centaines de sources ou 'fontaines' chaudes en Algérie, et certaines de ces sources ont été utilisées depuis des milliers d'années. D'autres ont subi des travaux de construction importants, des réparations, etc., au temps du royaume de la Numidie et à l'époque romaine.



22 juin 2012

Les cascades de Kefrida

Les cascades de Kefrida se trouvent sur la route de Setif , près du village d'Ait Idriss, dans la commune de Taskriout (à 50 km. de Bejaia soit 40 minutes de circulation pas très fluide, et à moins de 10 km. de Souk El Ténine dans la Petite Kabylie en Algérie). 

50 metres c'est la hauteur totale des cascades, leur débit forme un bassin circulaire de 20 mètres de diamètre en traversant par une verdure splendide.

Le terme Kefrida est d’origine romaine, qui veut dire « fontaine fraîche ». C’est le nom d’un village perché sur le mont d’Igoulalen d'où viennent les eaux des cascades.

11 avril 2012

La legende du macchabée du Djurdjura

Le Macchabée du Djurdjura est un cadavre d'un corps humain conservé à l'état naturel depuis des siècles au fond d'une grotte à l'abri des agents responsables de la décomposition. D'aussi loin que peuvent remonter les souvenirs des villageois des environs aucun, de ceux interrogés n'est en mesure de donner des précisions sur la présence du cadavre dans cette grotte  dènommée « Lghar n temdhint =Grotte de la ville » ou encore « Ifri Maareb = Grotte du Magreb» et grotte du Macchabée.   


Voici un récit, extrait d’un document de 1923.
La légende de la grotte du Macchabée du Djurdjura ou le trésor de KAROUN.
Sur la petite place du village d’ « El Korn », dont la pointe s’avance, comme un éperon aigu entre la route de Michelet et de Beni Menguellet, Amokrane le Khodja assistait placide et muet, à l’éveil du jour.
Le ciel palissant s’auréolait de lueurs brillantes du côte d‘Ait Hichem, et les cimes éloignés, émergeant des fonds obscurs de la nuit s’éclairaient des premières flèches du soleil. Partout les villages allongés sur les crêtes élevées, offraient à la caresse naissante de la chaude lumière du jour, les masses blanches et rouges de leurs maisons pressées et resserrées. Des gourbis d’El Korn, aux odeurs d’étable, commençaient à sortir avec de plaintifs beuglements, les petits bœufs adroits du Djurdjura, les chèvres mutines, passives et bêlantes, sous la conduite de jeunes bergers, de fillettes impubères et de vieilles femmes rabougries.

03 avril 2012

Les Aurès

Le massif des Aurès dresse des sommets imposants et majestueux comme le Djebel Chélia à 2.328 m d’altitude. Ce pays a une longue tradition de résistance à l’oppression depuis la Kahina. 
Ses habitants, les Chaouïa aux costumes originales, vivent dans des villages ou dechras, véritables nids d’aigle accrochés aux parois de la montagne que dominent les guelaas, greniers communautaires ayant l’aspect de forteresse. Le massif est sillonné par des gorges et des canyons impressionnants, d’Est en Ouest.
Le climat n’y est pas uniforme et les épaisses forêts de chênes du Djebel Chélia cèdent la place, vers le sud aux oliviers puis aux palmiers. 


Ces paysages merveilleux alliés aux vestiges archéologiques très importants des villes romaines du Nord, Timgad et Lambèse, font de cette région un des hauts lieux des sites de l’Algérie.
BATNA : Capitale des Aurès située entre Constantine et Biskra. A l’Est de Batna on découvre les Monts de Belezma plantés de cèdres. Un site remarquable au col de Telmet.
ZANA : Antique ruines Romaines, dont une église byzantine et un arc de triomphe.
LE MEDRACEN : Située à 37 km de Batna, Il y a un grand mausolée de tradition nord-africaine élevé

par quelque roi berbère au cours du IIIe siècle avant notre ère, antérieur au tombeau berbère de Tipasa. Sa structure architecturale est proche de la Bazina cylindro-tronconique de dimensions : 59 m de diamètre et 20 m de hauteur.

15 mars 2012

Cratères volcaniques

Le cratere de Amguid dans le sud algérien

Le cratère météoritique dit d’Amguid est, à vol d’oiseau, à 105 km d’Amguid et à environ 236 km au Nord-Nord Ouest de la ville de Tamanrasset Son diamètre est de 550 mètres et sa profondeur est d'environ 65 mètres.Il est trés difficile accès. Ce météorite aurait percuté notre planète , il y a près de 100 000 ans.









Le cratère de Madna


Vue de l'interieur du cratère de Talemzane, situé entre la wilaya de Laghouat et de Djelfa
Le cratère de Madna ou cratère de Talemzane est un cratère météoritique situé en Algérie, dans le desert du sahara, à 40 km de la commune de Hassi Delaa près d'une petite oasis appelée Talemzane. Decouverte pour la première fois 1928, étudié en 1950 puis en 1988 par les chercheurs des universités d'Oran(Algérie) et de Nice (France). Son diamètre est de 1,75 km et son âge estimé à moins de 3 millions, datant probablement du pliocène.


05 mars 2012

Hammam Chellala à Guelma

 A Guelma ce sont les sources thermales qui jaillissent des entrailles de la terre. La plus connue de ces sources n'est autre que Hammam Chellala (bain de la Cascade) ou encore appelée Hammam Dbegh et anciennement Hammam Meskhoutine. La température de l'eau de Hammam Meskhoutine est la plus élevée après celle des geysers d'Islande. Elle atteint effectivement une température de 97°C, son débit est de 1650 litres/seconde: près de 100.000 l par minute. Au cours des millénaires, l'eau a édifié une majestueuse cascade en calcaire, riche en couleurs et en formes. Sur le site du hammam, on trouve également de nombreuses formations en forme conoïde. Un bain à Hammam Meskhoutine équivaut à une véritable cure de jouvence. Ses eaux riches en arsenic redonnent une seconde jeunesse à la peau et...à l'être humain. D'ailleurs, les journalistes ont pu le constater d'eux-mêmes puisque Nacéra a concocté une séance de Hammam. «Arriver à Hammam Meskhoutine et ne pas prendre de bain, c'est impensable!», atteste Nacera avec sa bonne humeur légendaire. On a donc eu droit à notre séance hammam qui nous a fait oublier quelque peu le stress du travail. Sur ce site unique au monde, on a également eu à admirer une grande cascade formée de calcaire avec de l'eau jaillissant de son sommet, une eau venue des entrailles de la terre, accompagnée de vapeur qui se diffuse à l'air libre. Ce qui donne un spectacle inoubliable. Côté infrastructurel Hammam Meskhoutine est doté d'un complexe thermal céleste qui est l'oeuvre de l'incontournable Pouillon. Comme l'a dit un Guelmi rencontré sur place, «heureusement que Pouillon est passé en Algérie, sinon la seule infrastructure de la région serait une grotte derrière la cascade de Hammam Meskhoutine...».


09 février 2012

Les cratères volcaniques de Tissemt

Les cratères de Tissemt (ou Tesemt) se trouvent dans le district volcanique de l’Eggéré au Nord du Hoggar. On distingue dans ce secteur des cratères d’explosion (certains sont temporairement occupés par des lacs d’eau) et des cônes stromboliens. La mise en place de ces structures est liée à la plus récente phase d’activité volcanique qui a eu lieu dans ce secteur et dont l’âge est probablement quaternaire. Cette phase s’est accompagnée d’une émission de laves fortement sous-saturées en silice (basanites, néphélinites). Les cratères d’explosion sont célèbres à cause des mines de sel qui s’y trouvent : c’est les salines de l’Amadror (les plus importantes du Sahara central) qui ont été mentionnées dès l’an 1068 par le géographe musulman El Bekri. Référence : J. Fabre (2005). Géologie du Sahara occidental et central. Tervuren, 572 p.

Les cratères volcaniques de Tissemt (plaine de l’Amadghor, Eggéré, Nord du Hoggar)

Le Rocher de Sel (près de Djelfa)


Le Rocher de Sel est situé sur la route d’Alger à Djelfa, à 25 km au nord de Djelfa. Il s’agit d’un pointement triasique (diapir) constitué essentiellement de sel gemme. C’est une véritable montagne de sel de 1500 m de diamètre. Les falaises, constituées de sel gemme, ont des abrupts qui peuvent atteindre 100 m de hauteur. Le rocher de Sel est dépourvu de végétation, et sauf exception, est d’une aridité absolue donnant au paysage un aspect lunaire. En Algérie, on ne connaît que deux autres exemples de montagnes de sel : le rocher d’El Outaya, entre El Kantara et Biskra, est le plus important avec des dimensions considérables : 6 km de long, 3 km de large et 300 m d’altitude. Un autre rocher de sel moins important de 500 m de diamètre existe à 30 km au Nord-Ouest d’El Kantara : il s’agit du rocher de Metlili. Référence : Gautier E.F., (1914). Le rocher de sel de Djelfa. Annales de Géographie, Paris, t. 23, pp. 245-260.

18 août 2011

La grotte de Beni Add, une curiosité géologique

LCette merveille nichée à 1143 m d’altitude, dans la commune de Aïn Fezza à une douzaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, existe depuis 65 000 ans.

«Elles ont été découvertes par les Berbères entre la première et la deuxième ères», selon le parc national de Tlemcen. Dès l’accès à ces grottes à la température fixe de 13°C, quelle que soit la saison, le visiteur est frappé par la splendeur des stalactites et stalagmites, une peinture ensorcelante avec ses 145 klm de galeries.

Suffisamment éclairée, la galerie, comportant plusieurs salles, offre des dessins et des formes qui sont des répliques surprenantes de régions existant dans le monde. On peut par exemple contempler la statue américaine de la Liberté, l’Italie bien représentée naturellement sur la roche calcaire, des animaux, le désert… Tout simplement, c’est éblouissant.

Les grottes, qui ont été fermées à une certaine époque pour des raisons de sécurité, on rouvert en 2006 avec un léger lifting extérieur et une restauration partielle à l’intérieur du site qui est profond de 700 m.

Les géologues, qui ont eu à travailler sur ce site, affirment que ces «grottes représentent un système hydrologique souterrain constituant le plus grand réseau caverneux souterrain connu en Algérie».

Nous savons également que ce souterrain aboutit jusqu’en territoire marocain, 50 km plus loin, mais il a été obstrué par du béton pour diverses raisons.

«Les moudjahidine utilisaient ces grottes aussi, ce qui explique les défaites de l’armée coloniale dans cette région…» témoigne M’hamed B., un moudjahid de la région. En tout cas, les lieux méritent le déplacement…

Chahredine Berriah EL WATAN 23/08/10